|
Ô mon doux isolé
te voilà sur une île
Une île que le vent que le vent que le vent
Essaie de décrocher de notre continent
Petite île peuplée de fous et de débiles
Tu dis que tu vas bien que tu aimes ce vent
Qui ne laisse pousser que l'herbe et les jonquilles
Ce vent qui t'étourdit et qui te déshabille
Petit vent de folie qui m'a pris mon amant
Alors dis moi est-ce le vent qui t'a éteint
Ma chandelle d'amour mon soleil en voyage
Est-ce le vent qui t'aura fait courber les reins
Ma baguette magique ô mon roseau sauvage
Ô mon doux isolé que j'ai connu
tranquille
Le sourire malin et le regard perçant
Tu dansais sur un fil tu défiais le vent
Et ton âme planait sur la jungle des villes
Comment imaginer qu'un jour avec ce vent
C'est ton âme percée qui s'offrirait au vide
Et tes yeux épuisés qui céderaient aux rides
Au vilain vent coulis qui vieillit mon amant
(refrain)
Ô mon doux isolé qui moisis sur
ton île
Tu tentes d'effacer ce qu'une autre en partant
T'a gravé dans la chair et le soir maintenant
Tu t'enivres de vent pour oublier les filles
Oh dis moi si un jour et dans combien de temps
Je pourrai rattraper ce cur à la dérive
Ou bien si à jamais il faut que je le livre
Au triste vent d'oubli où sombre mon amant
(refrain)
Haut de page |